verreouvertDepuis plus de quinze ans, je ne donne à envisager qu’un seul sujet : l’Homme, soit une figure humaine sous tous les angles. Ainsi, l’évolution de ma pratique artistique entraîne, entre peinture et sculpture, agglutinations et assemblages, et dans l’espace d’un voyage entêté, au fil de l’imagerie mentale.
Sur toiles, verre, plexiglas, P.V.C crystal, bois et assimilés, papier ou aluminium… faite d’écriture, de gestes, de corde et de clous, de cendre et de colle, de vides et de pleins, de tout et de rien, cette figure nous fait face, ou bien s’ouvre, offrant l’à travers, le revers et jusqu’à la traversée…
Le mouvement est abordé, parallèlement à la transparence ; celui du peintre, du sujet, du spectateur sollicité en permanence et de façon parfois ludique. Quant à la formulation quasi obsessionnelle de cette figure, s’agit-il de multiples portraits, ou bien plutôt, de la complexité de l’être humain… ! Chacun répondra à cette interrogation comme il le ressent.
• 1991, mes Ivresses plastiques biffaient, un corps émergé d’un grouillement pictural, sur draps brûlés ;
• 1993, les Apparitions laissaient surgir le mouvement poétique interne, en choisissant le visage pour site.
• 1996, avec les MétaPlexiPhores, je cherchais à donner, à travers eux, à envisager cette figure humaine : de face, à travers et au revers ; à l’aide de trois plaques de plexiglas écartées et enserrées.
• 1998, in situ, le Passage invitait le public, à traverser physiquement cet espace transparent d’un visage sous une voûte… Puis, les Suspensions, en restructurant cet espace, l’offraient alors à l’œil, sur 360°, tel un lampion.
• 1999, mes Embarcations poursuivaient la rotation avec des matériaux récupérés ; mais en considérant à l’inverse, l’espace girouette, tel un tour de potier.
• 2001, les Enchâssés proposaient, entre émergences et globalité, obstacles et transparences, quelques ossatures ajourées à contourner ; et les Initiales, parallèlement, recouvraient le bidimensionnel palimpseste, sur supports recyclés, naturelle condition où la présence recompose en agglutinations picturales.
• 2002, la commande de douze Passes académiques de tauromachie réintroduisait, en parenthèse, et au pastel à l’huile, le corps, en mouvement.
A l’heure actuelle, les Verritérés revisitent la complexité, l’intériorité et la présence au monde, le mouvement et la transparence ; ils cherchent à rassembler entre 2 et 3 dimensions, une somme de Visages-Verbes, mais sous VERRE !
Ainsi, les «Muraux», les «Probaplex», et les «Fenêtres», entre surface et profondeur, impriment d’huile pigmentée une vitre fardée, un quasi-miroir ; multiplient les angles pour une unique vraissemblance ; ou bien s’ouvrent encore aux perceptions fugaces d’un autre regard.
Les «Flacons» et les «Bocaux» conservent eux, littéralement, entre eaux de vie, et dessication, des structures métalliques greffées envisageables sur 360°.

C’est à une réflexion sur le mystère de vivre et de survivre qui façonne le visage et l’apparence de l’homme que nous invite Clarisse Frontin. Dans sa démarche picturale, elle a systématisé l’usage du verre, dont la transparence et les formidables possibilités évocatrices permises par la bidimensionnalité des supports, confrontent les émotions de l’artiste à celles du spectateur et à l’intervention de la lumière. C’est un jeu à trois qui se dessine. Se mêlent les énergies du sujet peint, celles de son espace transfiguré par la lumière, les nôtres enfin, instables et infinies. Se concilient aussi la mémoire de l’artiste et l’avenir de nos émotions évoluant au rythme des cycles de lumière et des métamorphoses permises par les rayons du soleil traversant les supports peints. La démesure de l’homme se trouve alors confrontée à la mesure de ses interrogations sur sa façon d’être au monde.
Voilà ce que Clarisse Frontin nous offre aussi avec ce recueil qui accompagne plus qu’il n’explique son oeuvre, l’aube de son inspiration, de ses démons et de ses fulgurances.
Ici, la matière brute est un point de départ qui conduit au Beau et à l’Idéal. À cette démarche correspond une poétique dérangeante, souvent absconse, toujours inspirée, et qui dit le pouvoir sacré du Verbe et de l’Art. Par le rythme, la syntaxe et le vocabulaire rare, Frontin crée une langue qui ressuscite « l’absente de tous bouquets  » suggérée par Mallarmé. Le poème, comme le tableau qu’il explique (?) devient un monde dont le sens naît de la résonance. Le vers se fait couleur, musique, richesse de la sensation et de l’émotion, « concours de tous les arts suscitant le miracle  ».

Prix du livre : 12 euros


• 1991 mes Ivresses plastiques (10) biffaient alors, un corps émergé d’un grouillement pictural, sur draps brûlés ;  

• 1993 les Apparitions (14) laissaient surgir le mouvement poétique Interne, en choisissant le visage pour site.

• 1996 les MétaPlexiPhores (4) donnaient, eux, à envisager cette figure humaine : de face, à travers et au revers ; à l’aide de trois plaques de plexiglas écartées et enserrées.

• 1998 le Passage (9) invitait le public, à traverser physiquement cet espace transparent d’un visage sous une voûte… Puis, les Suspensions (13) , en restructurant cet espace, l’offraient alors à l’œil, sur 360°, tel un lampion.

• 1999 les Embarcations (21) poursuivaient la rotation avec des matériaux récupérés ; mais en considérant à l’inverse, l’espace girouette tel un tour de potier.

• 2001 les Enchâssés (8) proposaient, entre émergences et globalité, obstacles et transparences, quelques ossatures ajourées à contourner ; et les Initiales (17) , parallèlement, recouvraient le bidimensionnel palimpseste, sur supports recyclés, naturelle condition où la présence recompose en agglutinations picturales.

• 2002 la commande de douze Passes (12) académiques de tauromachie réintroduisait, en parenthèse, et au pastel à l’huile, le corps, en mouvement.

A l’heure actuelle les VERRITERES revisitent la complexité, l'intériorité et la présence au monde, le mouvement et la transparence ; rassemblent entre 2 dimensions et 3 dimensions, une somme de Visages-Verbes alors, mais sous VERRE!

Ainsi, les "Muraux", les "Probaplex", et les "Fenêtres", entre surface et profondeur, impriment d'huile pigmentée une vitre fardée, un quasi-miroir ; multiplient les angles pour une unique vraissemblance ; ou s'ouvrent aux perceptions fugaces d'un fondamental regard tiers.

Mais encore, les "Flacons" et les "Bocaux" conservent eux, littéralement, entre eaux de vie, et dessication, des structures métalliques greffées envisageables sur 360°.


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